Un sac poubelle de 60 l contient environ 10 kg de déchets.
Chaque année, nous ne produisons que 550 gramme de déchets résiduels, ce qui ne correspond qu’à 110 gramme par personne!
Ici un aperçu du volume de déchets en kilogramme par person par an et quelle quantité est des déchets résiduels:
| Belgique | Pays-Bas | |
| déchets kg/person/an | 503 | 512 |
| déchets résiduels kg/person/an | 148 | 251 |
À titre de comparaison, notre volume annuel de déchets résiduels (110 gramme/person/an) ne représente que 0,07 % du chiffre
belge et 0,04 % du chiffre néerlandais!
Nous achetons nos fruits et nos légumes bio, non emballés dans le magasin bio locale.
Nous achetons les produits suivants en vrac ou bien emportons nos propres sacs en papier:
Nous faisons maison:
Boissons:
à emporter:
Nous transformons nous-mêmes nos déchets verts en compost, dans notre jardin.
| Categorie | Destination | |
| 1. | vieux papiers | collecte papier |
| 2. | verres | bulle à verre |
| 3. | déchets verts | bac à compost |
| 4. | cartons à boissons (Tetra Pak) | sac pmc |
| 5. | bouteilles en plastique | sac pmc |
| 6. | films plastiques | sac pmc |
| 7. | métaux (principalement des couvercles) | sac pmc |
| 8. | sacs de chips | sac pmc |
| 9. | pots de fleurs en plastique | sac pmc |
| 10. | vêtements et vieux tissus | conteneur à vêtements |
| 11. | bougies chauffe-plat* | ikea |
| 12. | stylos | programme de collecte |
| 13. | bouchon de liège | parc à conteneurs |
| 14. | déchets destinés au parc à conteneurs (pots de peinture vides, cartouches d'encre, etc) | parc à conteneurs |
| 15. | déchets résiduels (un bocal pan an!) |
* les bougies chauffe-plat peuvent être collectées séparément chez Ikea:
Notre objectif est-il de jeter le moins de déchets possible
ou
de prendre en compte l’empreinte écologique des emballages?
- Tetra Pak : 3,5 m2g/kg ; 460-600kg Ceq/kg
- Bouteilles en verre à usage unique : 0,8 m2g/kg ; 120-400 kg Ceq/kg
Par kilogramme d’emballage, les bouteilles en verre à usage unique sont donc plus écologiques que le Tetra Pak. Cependant, il faut plus de verre que de Tetra Pak pour contenir 1 litre de jus : 700 gramme de verre contre 60 gramme de Tetra Pak. L’empreinte écologique, pour 1 litre de jus, est donc de 0,56 m2g pour une bouteille en verre, et de 0,2 m2g pour un emballage Tetra Pak. C’est pourquoi il est plus écologique d’acheter des emballages Tetra Pak que de nouvelles bouteilles en verre.
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| Nr 1. Bouteilles en verre consignées |
Nr 2: Tetra Pak |
Nr 3: Bouteille en verre nouveau |
Les bouteilles en verre consignées sont quant à elles plus écologiques que les emballages Tetra Pak. Le classement est donc le
suivant : bouteilles en verre consignées suivies des emballages Tetra Pak et enfin des bouteilles en verre à usage unique, qui sont les
moins respectueuses de l’environnement en ce qui concerne la quantité d’énergie nécessaire à leur production.
Le verre est donc souvent perçu comme un matériau écologique, mais, s’il est à usage unique, il est moins écologique
que le plastique en matière de rapports énergie/production/prix.
Les chiffres de production et de transport par kg d’emballage sont exprimés au moyen de l’empreinte écologique, où m2g
signifie « mètres carrés globaux » et de l’empreinte carbone, où Ceq signifie « équivalent CO2».
Source : Ecolife
Empreinte écologique de divers matériaux d’emballage
Au vu des informations énoncées plus haut, j’ai également voulu connaître les données relatives aux autres
matériaux d’emballage.
Il ressort de différentes analyses du cycle de vie (ACV) que l’empreinte écologique de divers matériaux d’emballage est la
suivante:
| Matériau d’emballage | Empreinte écologique relative |
| Verre à usage unique (bulle à verres) | 2 |
| Cartons à boissons | 1,3 |
| Carton | 1,2 |
| Conserves | 1 |
| Plastique à usage unique | 1 |
| Bouteilles consignées | 0,8 |
| Plastique réutilisable | 0,5 |
| Source : Ecolife |
Cela montre donc que le plastique est préférable aux briques de boisson (Tetrapak) ou au verre à usage unique !
Réputation
Après avoir pris connaissance des chiffres ci-dessus, j’ai voulu savoir pourquoi tant de personnes étaient opposées à
l’utilisation du plastique, moi y compris, alors qu’il nécessite moins d’énergie dans sa production que le verre à usage unique.
L’association écologique Velt m’a donné cette réponse:
« Je pense que le fait que le verre est un matériau fabriqué à partir de matières premières naturelles (le sable)
fait en sorte que de nombreux consommateurs le considèrent comme “ naturel ”, c’est-à-dire peu nuisible. J’ai également cette
impression, qui est encore plus fortelorsqu’il s’agit de recyclage.
Et en tant que consommateur, vous lisez et entendez régulièrement que les emballages plastiques libèrent des agents chimiques (par
exemple des phtalates et du bisphénol A), ce qui confère au plastique, à défaut d’études du cycle de vie plus
approfondies, un caractère synthétique et artificiel. »
La fondation néerlandaise Milieu Centraal m’a, quant à elle, répondu ceci:
« Tout matériau d’emballage comporte des avantages, comme des inconvénients et certains produits ne peuvent être emballés
que dans un type d’emballage (les biscuits se conservent mieux dans du plastique, les boissons gazeuses ne peuvent pas être contenues dans des
cartons à boisson, etc.).
Mais il arrive que vous ayez cependant le choix entre plusieurs matériaux d’emballage, entre le verre et le plastique, par exemple. Le verre a
un caractère plus luxueux (vous ne trouverez presque jamais du vin dans des bouteilles en plastique ou dans des cartons) et de nombreuses
personnes pensent que le verre est plus respectueux de l’environnement “parce qu’il peut être recyclé”. D’ailleurs, le plastique peut
à présent aussi être recyclé.
Ajoutons à cela que le verre est en principe composé d’une matière première renouvelable et accessible (le sable) et que le
pétrole, quant à lui non renouvelable, est indispensable pour fabriquer du plastique.
N’oublions pas non plus que le plastique est souvent associé aux déchets errants, qui contribuent à la formation d’une soupe de
plastique. Ce problème se pose beaucoup moins pour le verre, car il ne s’agit pas d’un matériau d’emballage que l’on emporte.
Par kilogramme de matériau, le verre a donc un effet beaucoup moins nuisible sur le climat que les matières plastiques (calculé
sur la base des pourcentages actuels de collecte des deux matériaux). Cette information n’est cependant plus correcte lorsque l’on se base sur
l’utilisation simple (bouteilles, pots), car un même contenant nécessite davantage de verre (pour les boissons, la quantité de
verre est décuplée par rapport au plastique).
Nous avons fait le calcul : si, pour une même utilisation, un récipient en verre est (au moins) six fois plus lourd qu’un emballage de
plastique, le plastique est la solution la plus écologique. En bref, le plastique a mauvaise réputation et le verre, non. »
2. Sirop de pomme
Nous raffolons de sirop de pomme. Dans des flocons d’avoine ou sur des crêpes, un régal! Mais devrions-nous désormais acheter ce
sirop dans un pot en verre (avec couvercle en métal) pour n’avoir aucun déchet résiduel?
Ou devrions-nous opter pour un carton fermé à l’aide d’un couvercle en plastique, qui nécessite beaucoup moins d’énergie
pour sa production qu’un pot en verre?
3. Huile de coco ou huile d’olive
Troisième dilemme : devrions-nous cuisiner avec de l’huile de coco ou de l’huile d’olive ? Je vais me concentrer sur l’aspect des
déchets.
On trouve de l’huile d’olive dans des bouteilles en verre et de l’huile de coco dans des seaux en plastique. Le verre est recyclable, mais exige un
coût de production plus élevé en matière d’énergie. Le plastique n’est pas dégradable, mais nécessite
beaucoup moins d’énergie lors de sa production.
Ce qui m’a tout de suite frappé est qu’elle ne mettait l’accent que sur la gestion des déchets alors que notre famille essayait de mener une vie profondément écologique à tous les niveaux ce qui entraîne parfois des dilemmes, ou, pour employer un terme plus positif, des défis.
Exemple : la machine à laver
L’année passée, notre machine à laver nous a lâchés après 12 ans. Nous avions déjà fait appel
à un réparateur à trois reprises, mais cette fois, il nous a informés qu’elle avait fait son temps et qu’une
quatrième réparation ne la ferait pas revenir.
Donc, quand notre machine à laver a définitivement rendu l’âme, nous sommes allés à la recherche d’un nouvel
appareil.
étant donné que nous voulions consommer le moins possible d’énergie et d’eau, nous cherchions le modèle le plus économique (et donc écologique). Ce nouvel appareil nous a malheureusement été livré emballé de part et d’autre de frigolite.
J’ai donc demandé à Bea comment elle aurait résolu ce problème?
Ce à quoi elle a répondu qu’elle aurait acheté une machine de seconde main pour n’avoir aucun déchet. Si vous ne vous
concentrez que sur la production de déchets, c’est en effet la meilleure solution.
Mais si, comme nous, vous voulez également économiser de l’eau et de l’énergie, c’est une autre paire de manches.
Exemple : le bic
Un autre exemple : Bea a un bic à cartouches rechargeables.
Lorsque j’aurai usé tous mes bics, j’en achèterai évidemment un aussi. Mais tant que je dispose d’une trousse remplie de bics
jetables, je veux d’abord l’épuiser. Cela signifie que mes déchets compteront encore des bics ces quelques prochaines années.
Car je ne trouve pas cela correct de me débarrasser de mes bics jetables pour ensuite acheter un bic à cartouches rechargeables et ne
plus produire de déchets. J’estime que cela ne réduit pas les déchets, cela revient seulement à reporter le
problème, et je ne trouve pas cela très honnête.
Il est donc important de prendre du recul lorsque l’on parle de « zéro déchet », qui est donc une notion relative, car il ne s’agit ici que de zéro déchet résiduel. Je trouve cela louable, bien évidemment, mais le concept « zéro déchet » (dans l’absolu) n’existe pas, à mon sens.
Donc, j’en viens à me demander :
Est-ce vraiment plus écologique de viser le « zéro déchet »
en matière de déchets résiduels ?Ne serait-il pas plus respectueux de l’environnement
de parfois acheter des emballages,
qui sont moins polluants du rapport énergie/production,
mais qui finissent dans les déchets résiduels ?
Faire la chasse aux déchets est un bon début, mais il faut aussi se pencher sur l’analyse du cycle de vie des autres matériaux. Le
réel objectif est donc de diminuer l’utilisation du plastique, sans oublier tous les autres matériaux.
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